01 février 2008
Ce n'eeeest qu'un au revouaaaaar mes frères
Il faut croire que virtuellement parlant, février est pour moi le mois * émoi * des changements.
C'est en effet en février 2006 que j'avais transféré mon joli Roman d'Amour sur CanalProut, les yeux encore tout pleins d'étoiles et le coeur plein de bonheur. Encore avant cela, l'ouverture d'un blog avait été pour moi un accompagnement dans cette nouvelle vie à deux (Ben oui, avant Cro je n'avais jamais partagé d'appart avec personne, l'expérience était toute neuve et un peu effrayante), les bons ou les mauvais côtés, mes émerveillements et mes impressions couchés sur le papier clavier comme un témoin de chaque jour qui passait.
Et puis me voilà bout de femme, comme soufflée d'une sarbacane ... février 2008: le roman d'amour est terminé, la vie à deux j'en suis blasée, l'espoir s'en est allé, il était temps que cet espace d'ex-bonheur virtuel soit fermé.
A vous tous les gens
... qui m'avez accompagnée
... depuis toutes ces années
... ou bien plus récemment...
Je vous dis merci.
Merci d'avoir lu mes Patateries, d'avoir en retour confié vos histoires, vos expériences, vos peines ou vos joies. D'avoir participé à mes délirants concours ou répondu à mes sondages débiles, de m'avoir parfois procuré l'unique rayon de soleil d'une journée (Ouais non arrête Patate, t'en fais trop, y a des rimmels qui vont couler), d'avoir partagé un peu de ma vie avec Cro-Mignon. J'espère un jour pouvoir m'en souvenir sans regrets ...
Voilà, une page est tournée.
Ce blog est désormais officiellement cloturé.
Ah oui pardon, j'oubliais ... ma nouvelle adresse c'est www.madamepatate.fr
(Et vous êtes tous cordialement invités à la diffuser)
22 janvier 2008
Tellement de choses...

Tellement de choses me manquent, dans ce petit appart objectivement pas si pourri (Enfin un peu quand même hein!) (Et puis craaaade, mon Dieu j'ai l'impression que jamais je n'arrêterai de frotter), mais dans lequel je n'arrive pas à me sentir bien ...
Des choses matérielles, du confort (Et notre thermostat qui faisait chauffer la salle de bain 1/2 heure avant le réveil, que je le regrette alorsl!), du superflu, du futile, des habitudes aussi. Mais surtout ceci, ou cela, les sourires ici, les fous-rires là, les petits moments de bonheur tout simple et ces petits plats que je n'aimais préparer que pour lui, moi qui n'avais jamais vraiment apprécié de cuisiner (D'ailleurs, je ne me suis pas remise aux fourneaux depuis la rupture)...
Parce que faut pas te leurrer Patate, tu as beau faire bonne figure et saouler régaler qui veut l'entendre de tes histoires d'évier qui fuit ou de fenêtre qui prend l'eau, ce ne sont pas les tracas matériels qui t'empêchent de trouver le sommeil, ce n'est pas l'absence de rideaux à tes carreaux qui te réveille suffocante de pleurs. C'est lui. Ce manque dans le silence de la nuit, cette absence, ce corps qui n'est plus près de toi dans le lit, cette indifférence qui a si vite remplacé l'amour, cette absence qui te tue un peu plus chaque jour.
Le deuil, il faut faire le deuil qu'ils disent ...
Est-ce qu'ils savent seulement qu'il y a des deuils qu'on n'arrive jamais à faire?
Est-ce qu'ils savent seulement à quel point vous vous aimiez? Tout ce qu'il t'avait dit, ce qu'il t'avait promis, tous vos projets, toute la confiance que tu avais placée en lui, en la vie? Est-ce qu'ils savent seulement ...
Est-ce qu'il sait?
Est-ce que ça va bientôt s'arrêter?
06 janvier 2008
Signes et symboles
On y croit ou pas, mais les signes, souvent, sont là. On ne sait juste pas les reconnaître pour ce qu'ils sont, on ne les voit pas ou on refuse de les voir, mais ils sont là. Les signes que votre histoire c'était foutu, que déjà là il ne t'aimait plus. Que peut-être là tu avais tout gâché ...
Quelques exemples?
Cro-Mignon m'avait offert d'adorables boucles d'oreille pour faire briller mes yeux et célébrer à l'époque nos 2 ans de vie commune, ce qui m'avait énormément touchée, vu que nous n'avions pas vraiment de date anniversaire-de-couple. Tout un symbole ces boucles d'oreille ... Et bien si j'avais voulu voir les signes, j'aurais réalisé qu'il n'était pas anodin que j'aie déjà failli les perdre une fois, car comme si cette fausse alerte ne suffisait pas, j'ai bel et bien fini par ne plus pouvoir les porter, pour cause d'assistante-coiffeuse trop zélée cet été, qui m'a tellement bien frotté la tête avec sa serviette qu'un fermoir de boucle s'est barré. Il devait être écrit que tout comme Cro, ce bijou n'était pas fait pour durer à mes côtés...
Dans le même genre, aux débuts de notre histoire j'avais eu une jolie chaîne en argent, offerte spontanément entre deux baisers torrides, à laquelle je tenais comme à la prunelle de mes yeux tellement elle symbolisait notre amour ("Précieux et brillant comme l'argent", tu parles!). Et bien il y a quelques mois, en pleine période d'incertitude sur notre couple, cette fragile chaînette s'est cassée lorsque j'ai voulu la fermer. Brisée net, sans préavis.
Si j'avais été plus attentive à ce genre de choses, j'aurais fort justement interprété cette rupture des maillons comme un prélude à la notre, le bijou n'ayant pas duré plus que le bel amour qu'il symbolisait à mes yeux. D'autant plus que Cro-Mignon m'avait alors dit mais il m'a dit tant de choses qui ne se réaliseront jamais, Mon Dieu! "C'est pas grave Patate, je vais la réparer tu verras" ... Elle est toujours cassée, je la lui ai laissée, je n'avais pas la force de l'emporter dans cet état (J'ai déjà bien assez de mon coeur brisé à trimballer). Il faut croise que certaines choses brisées ne sont pas destinées à être réparées.
Et là, alors que je me disais encore il y a quelques jours que je n'étais pas prête à effacer le tendre sourire de Cro-Namoureux de l'écran de veille de mon portable, paf! Le téléphone rend l'âme (Sympa pour fêter la nouvelle année) (Et garantie expirée, sinon c'est pas drôle) sans le moindre espoir de récupérer les données, m'enlevant d'un coup le choix du si et du quand effacer cette photo.
Alors je m'interroge ... est-ce un coup des lutins? (Ah ben non, ils sont chanceux eux, ils sont restés dans notre bel ex-appartement) une énième manifestation de ma poisse légendaire, ou bien un signe de plus que cette rupture est totale et que comme le souhaite Cro, je dois sortir complètement de sa vie? (Ouais parce qu'il faut croire que 4 ans à mes côtés ont suffi à le dégoûter, il ne désire plus me revoir ni me garder comme amie)
J'espère juste que ce n'est pas un signe que 2008 va vraiment être pourrite ...
(Vous y croyez vous les gens, aux présages et aux signes?)
Potato-conseil: toi qui me lis, cours vite vérifier sur ton portable que tes contacts sont bien stockés sur ta carte SIM et pas dans la mémoire du téléphone. (Voyons si je suis une blogueuse influente: combien d'entre vous sont allés vérifier pour voir?) Parce que la mémoire du téléphone c'est le mal incarné: quand il rend l'âme, il emporte avec lui les rires des enfants, et les mistral gagnant tous les numéros et c'est là que tu te rends compte qu'il y en a la moitié que tu n'avais notés nulle part ailleurs. J'ai perdus des contacts pour toujours ... (Et cette photo de Cro, si précieuse parce que si rare et irremplaçable désormais)
Potato-résolution: arrêter de me faire du mal en farfouillant dans les blog-notes du temps où on était heureux ...
31 décembre 2007
Préparations de fin d'année

Pas de méga-fiesta de réveillon au Potato-programme, on ne parle donc pas de préparations vestimentaires ou culinaires ... Mais la fin d'année c'est toujours pour moi l'occasion de préparer ... mon agenda.
D'abord il faut remiser l'ancien et remplir le nouveau qu'on vient d'acheter (Ouais parce que l'agenda Cosmo tout pourri là, j'en veux pas!) (Je suis toujours prête à le refourguer, si ça intéresse l'une d'entre vous, je peux même vous le dédicacer): cartes de visite à transvaser, dates d'anniversaire à reporter, échéances diverses et variées... le stylo court sur les pages car à l'ère du numérique, la Patate est réac' nostalgique et n'a jamais pu renoncer à son bon vieil agenda papier.
Ensuite, une fois mis en place le brouillon de cette future année, c'est le carnet d'adresses qu'il faut mettre à jour. Et cette année, ce ne sont pas les changements qui manquent: une rue à modifier t'arrache un sourire attendri à la pensée de ces amis qui ont déménagé pour fonder une famille, d'autres coordonnées à supprimer te mouillent un peu les yeux ... La Faucheuse aurait pu faire grève en 2007.
Et puis voilà, le roman d'amour c'est fini.
L'année se termine, il fallait bien s'y résoudre, désormais c'est fait: Maman a retrouvé sa place de 1ère personne à prévenir en
cas d'accident sur la page de garde de l'agenda. "Maison" est devenu "Cro-Mignon" dans le carnet d'adresses et le répertoire du portable ... Mais effacer ses jolis
yeux et son air tendre qui te sourit à l'écran quand le téléphone se met en veille
... tu n'es pas encore mûre pour ça.
Si tu arrivais à ne plus penser à lui à chaque heure de la journée, à ne pas compter et recompter que ça fait une semaine et que c'est looong 7 jours sans nouvelles, ce serait bien, déjà. Tu le sais pourtant, qu'il ne t'appellera pas ...
Potato-Scriptum: arrête de plomber l'ambiance du réveillon, vilain tubercule!
Les gens, je vous espère heureux, entourés de ceux que vous aimez, au chaud et en bonne santé, et du fond du coeur je vous souhaite une bonne soirée et une excellente Saint-Sylvestre (Et ne roulez pas bourrés!).
Ah oui, j'allais oublier, hier les petits noms-à-coucher-dehors à deviner c'était de gauche à droite: Rati*nell Variera l'étagère de placard coulissante, son jumeau le porte-torchon, et au premier plan, Nattglim le protège-matelas. Personne n'a trouvé mais certaines n'étaient pas tombées loin: le dévidoir à s*palin se cachait au fond du cabas, quant au range-couverts pour le tiroir, il se trouvait dans un autre sac non photographié.
26 décembre 2007
Pour une nuit...
Pour avancer, pour ne pas tomber raide étouffée par le chagrin, Patate il n'y a pas de secret: tu mets un pied devant l'autre, tu survis un jour après l'autre; tu ne regardes pas plus loin, ça fait trop peur sinon, tu ne prévois pas plus loin que le prochain carton. Et tu serres les dents. Et tu tiens bon.Et puis un dimanche soir, le dernier carton est déposé sur ton nouveau parquet
A n'avancer que tête baissée concentrée sur tes deux pieds, tu n'y avais même pas songé: ce qu'il te reste à faire désormais tu le feras seule, ce n'est plus le problème de Cro (Déjà bien qu'il t'ait aidée à déménager sinon tu y serais encore, à pleurer sur le trottoir parce que le sac ilétroplouuuuurd et que le meuble yrentrepasdanslecoffreuuuu).
Et ce soir - déjà! - c'est la fin, c'est l'adieu ... que tu gères comme une Patate, en larmes sans la moindre vergogne, à renifler ta morve et ton chagrin pendant qu'il te serre une dernière fois dans ses bras, un peu embarrassé de toi, en attendant que ça te passe enfin.
Il te raccompagne à l'entrée de ce qui, hier encore, était votre nid d'amour, une bise furtive sur la joue et c'est le départ: la porte se ferme sur toi, la clé tourne dans la serrure, et tu restes du mauvais côté, dans les escaliers, à pleurer doucement jusqu'à ce que le clac de la minuterie te plonge dans le noir.
Dehors la nuit gèle instantanément tes pleurs, il fait froid comme au fond de ton coeur, et tu cours jusqu'à la voiture que tu démarres en sanglotant. Le trajet n'est pas long mais il te semble des heures tant tu roules lentement: c'est que conduire avec de l'eau dans les yeux, c'est dangereux! (Et si tu finissais dans le coma à l'hôpital, "il" ne s'en inquièterait certainement plus. Pensée fugitive que tu t'empresses d'étouffer avant que ce ne soit elle qui te mette à genoux) (Parce que là pour conduire du coup...)
Tu avances comme une zombie dans cet appartement encore étranger, au milieu des cartons partiellement éventrés, dans ces pièces pas encore toutes nettoyées ... On dirait qu'un bombardement l'a dévasté. Ce n'est pas possible, ce n'est pas chez toi! Chez toi c'était là-bas, avec cet homme, au chaud dans ses bras, pourquoi ne le voit-t-il pas?
Ici c'est moche, c'est vide, il fait froid. Il fait si froid ... Pataaate, occupée à transpirer sur ton déménagement, tu as oublié de mettre en route les radiateurs! (Ca aussi il faudra t'y habituer, finis le thermostat et le programmateur: si tu oublies d'allumer le chauffage tu auras froid ... Nouveau flot de larmes qui viennent brûler tes yeux, tiens va, ça te réchauffera!)
Vite vite, localiser le pyjama, les chaussettes, le plaid ... Plus besoin d'être sexy pour aller au lit, désormais qui s'en soucie? (Bon ça va oui? Tu comptes pleurer toutes les deux phrases?!). Tu n'as pas trouvé la brosse à dents, tant pis, de toute façon Cro n'est plus là pour te rappeler à l'ordre en riant, tu files dans la chambre et tu enterres ton chagrin sous les draps.
Prévoyante Patate, quand tu as dû racheter toute ta literie because tout était à lui, tu as choisi une couette "4 saisons", qu'ils devraient rebaptiser "couette pour filles seules" tiens, parce que pour deux franchement ça serait trop, Cro ne tiendrait pas 5 minutes là-dessous avant de râler qu'il crève de chaud...
Triple idiote, ça rime à quoi ce genre de réflexions? C'est pas comme si un jour il allait revenir partager ton lit ... (Et voilà, tu avais réussi à ne pas larmoyer pendant 5 minutes mais là c'est reparti, c'est malin tiens!)
Et soudain tu le réalises, tu y es, c'est cette nuit: ta première nuit sans lui. La première d'une longue série, seule avec tes sombres pensées, dans ce lit bien trop grand et ces draps bien trop froids. Dieu qu'ils sont froids ces draps! Dieu qu'elle est lourde cette couette que tu peines à remuer (Ca va promettre, toute seule pour la déhousser!).
Et là, engluée dans le noir, avec ce poids qui t'oppresse et ce froid qui te fait trembler, tu te dis que c'est à ça que ça doit ressembler, une tombe. Que finalement ça ne serait pas si terrible, pas si différent de ce que tu connais déjà, que ça serait tellement plus facile de ne pas te réveiller ...
Le lendemain tu boucles tes bagages et tu pars réveillonner, comme prévu.
Au fond de toi cependant, tu sais bien la vérité: tu n'as jamais été courageuse et tu ne pars pas simplement en vacances, tu t'enfuis. Comme si au retour tu n'allais pas les retrouver, ces nuits solitaires dans cet appartement étranger. Comme si ce n'était pas reculer pour mieux sauter ... dans le vide qu'est devenue ta vie. Et comme en plus tu es un peu maso sur les bords, tandis que la Patate-Mobile avale le bitume, toi tu ravales tes larmes en écoutant ça en boucle:
And the sun will set for you
And the suuun will set for you-houuuu
And the shadow of the day
Will embrace the world in grey
And the suuuun will set for you-houuu
Ce qui donne pour les non-anglophones (traduction patatesque absolument non-officielle):
Et pour toi le soleil va se coucher
Et pour toi le soleiiiil va se coucheeeer
Et l'ombre du jour
De gris baignera le monde autour
Et pour toi le soleil va se coucheeeer
16 décembre 2007
Pas de Cro cadeau cette année
La mi-décembre est passée.Je répète: la mi-décembre est passée!
Normalement je devrais être en train de me prendre la tête sur les cadeaux, et surtout de pas niquer paniquer parce que comme tous les ans, je ne sais pas quoi offrir à Cro-Namour (C'est tellement compliqué d'offrir un cadeau à un homme, alors que nous les femmes sommes si faciles à contenter) (Je vois déjà quelques mâââles qui font la grimace: si vous avez besoin d'une idée demandez à la Patate!).
Sauf que cette fin d'année toute pourrite, je ne sais pas si je vais lui offrir un cadeau. Je ne sais pas si je dois. Je ne sais pas si je peux (Bon non, c'est clair, financièrement je ne peux pas, mais c'est plutôt ma force morale qui ferait défaut en l'occurrence).
C'est le premier Noël depuis 4 ans où je ne vais pas chercher à faire plaisir à Cro avec un cadeau. Première fois depuis 48 mois (!) que je ne vais pas trépigner d'impatience quand il ouvrira le paquet pour savoir si ça lui plaît. Première fois depuis tellement longtemps ... (Je te rassure ami lecteur fâché avec les données chiffrées, je ne te la fais pas en semaines/jours/heures)
C'est pas que la bousculade au rayon homme des grands magasins me manque, ou que je sois accro aux boutiques Celio & co archi-blindées de monde à l'approche des fêtes, c'est juste que ... ça fait bizarre quoi. Comme un pincement dans la région du coeur à l'idée que cette année je ne ferai pas de shopping pour le mien, d'homme. Comme une grosse vague d'eau salée près des yeux, qu'on retient à grand peine derrière une digue de cils en regardant les autres vaquer à leurs achats de Noël. N'est-il pas ridicule de fondre en larmes devant un mail - un spam bon sang! - de l'H*mme M*derne?
(Oui oh bon, ça vaaaaa, c'était rhétorique comme question, zêtiez pas obligés de vous moquer!)
Oh je pourrais lui faire un cadeau: techniquement nous vivrons encore quasi-ensemble le 24 décembre (Ouais parce que le déménagement a pris un peu de retard ... Et un mois de loyer dans le vent, un!) et ... je l'aime quoi. Encore, toujours et malgré tout, je sais, je suis pathétique. Mais justement, je ne me sens pas la force de chercher la bonne idée spécialement pour lui qu'il ne saura peut-être certainement pas apprécier, de faire un dernier cadeau comme si ça ne me crevait pas le coeur qu'il n'y en ait plus d'autres après, d'envoyer encore une marque d'affection qui me sera impitoyablement retournée.
Certains diront (Et ils auront sans doute raison), que je ne devrais pas me poser tant de questions pour un homme qui ne songe certainement pas au cadeau de Noël d'une compagne qu'il a déjà quittée (En pensée si pas encore en réalité): "Lui ne t'offrira rien alors te fatigue pas, Pataaaaaaate"
Certes. Mais ce qui me plaisait dans les matins de Noël ces dernières années, ce n'était pas l'échange de bons procédés (Un peu quand même, comme tout le monde j'aime bien recevoir des cadeaux), c'était son plaisir devant le paquet enrubanné, sa surprise à la découverte de ce que sa Patate avait encore concocté, son sourire irrésistible et ce pouvoir que j'avais de faire briller ses yeux. Ce Noël niveau cadeaux, j'ai perdu mon mojo...
(Bah si ça se trouve, faire un cadeau de Noël à son ex- * sanglots * c'est une horrible faute de goût, et je mérite le fouet rien que pour y avoir pensé!) (Si Madame de Rotschild passe par ici, qu'elle éclaire mon lampion)
03 décembre 2007
Bonne idée .. ou pas.
Parfois tu crois avoir eu une bonne idée, et puis finalement, non.
Par exemple tu te dis que tu vas aller voir des amis, au lieu de rester à déprimer tout le week-end sur le canapé pendant que Cro donjonne (Du verbe donjonner oui, farpaitement!). Bonne idée? Certes, tu vois des amis (Love sur eux, il en faut de la patience pour me supporter), mais Cro te manque à chaque détour de la journée, chaque petit éclat de rire qui finit en fausse note parce que tu aurais bien aimé le partager avec lui, chaque petite larme versée seule derrière ton volant, quand plus personne ne regarde ni ne va s'inquiéter.
Tu te dis que tu vas voir des gens, "socialiser" il paraît qu'on dit ... et c'est vrai ça fait plaisir de voir des gens (Surtout que y en a des sympas dans le lot!), ils rient, ils s'amusent, ils marchent aussi, beaucoup, et tu les suis pleine d'entrain ... Sauf que tu as du mal à t'amuser pour de bon. Tu souris, tu fais des efforts et tu arrives même à ne pas leur imposer tes yeux noyés (Chance que n'ont pas toujours tes voisins de transports en commun), mais tu ris surtout de leur joie, sans la partager tout à fait. Toi tu as un peu oublié comment on fait. Tu as un peu perdu l'envie de t'en rappeler.
Tu te dis que tu vas poser ton lundi, pour éviter les embouteillages et le blues du dimanche soir. Peut-être la plus mauvaise "bonne idée" de toutes ... Parce que du coup, tu as le blues du lundi soir. Décidément Patate, toujours à contretemps ...
Allez va, console-toi. Bientôt (Car oui, tu n'as pas envie mais il faudra bien déménager), tu seras tellement Cro seule que tu pourras jouer le blues tous les soirs de la semaine sans même y gaspiller un jour de congé.
30 novembre 2007
Quand on partage plus les rêves ...

Je garderai les disques et toi, l'électrophone
Les préfaces des livres, je te laisse les fins
Je prends les annuaires et toi, le téléphone
On a tout partagé, on partage à la fin.
Je prends le poisson rouge, tu gardes le bocal
A toi la grande table, à moi, les 4 chaises
Tout doit être bien clair et surtout bien égal
On partage les choses quand on partage plus les rêves.
[...]
Mais l'amour, tu peux tout le garder
Un soir, je te l'avais donné
Et reprendre, c'est voler
Et reprendre, c'est voler...
[Pour ceux qui ne connaîtraient pas, car après tout ça date - OMG! - de 20 ans, "Reprendre c'est voler" est une chanson de Jean-Jacques Goldman (De le belle époque où j'étais jeune j'achetais tous ses albums) (En cassettes, oui oui!) ... Si vous avez envie de vous faire du mal au moral, ça s'écoute en cliquant ici ... et en cherchant un peu paske la fonction lien ne marche pas]
Maintenant que je suis quasi-sûre d'avoir bientôt un toit au-dessus de la tête (Toujours pas de bail signé mais décroisez un peu vos doigts de pied, la machine est lancée), poursuivant sur sa lancée d'organisateur maniaque efficace, Cro m'a demandé ce que je comptais emporter... Une toute petite question pleine de bonnes intentions. Raisonnable, anodine, encourageante même, car suivie de l'assurance qu'il m'aiderait à faire les cartons et à monter les meubles ... N'empêche, une question qui fait mal.
Parce que se partager nos affaires, décider qui prend quoi, comment, pourquoi, ce n'est pas juste trier de bêtes objets inanimés, c'est tirer un trait définitif sur notre vie commune. Sur toutes ces années qui ont compté et qui maintenant ne comptent plus. Sur ces rêves qu'on a partagé et qu'on ne partagera plus, ces projets qu'on fera désormais chacun de notre côté, cette vie qu'il continuera sans moi, auprès d'une autre dans pas longtemps sans doute.
Ce n'est pas juste un canapé qu'il me montre du doigt en me demandant si je veux l'emmener (Et ben tiens, sur mon dos peut-être?), c'est la petite bulle où nous regardions des DVD blottis tendrement sous la couette, au début, quand on s'aimait et qu'on savait encore se le montrer. Oh oui je sais mon chéri (Oups non, pardon, faut plus que je dise ça) , deux Benno sont à moi dans notre troupeau (Ouais, on est dompteurs de Benno Cro et moi à nos heures perdues, on a un cheptel de 6 têtes) (Non, 7, y a un outsider, un gris tout moche que je ne compte certainement pas emmener, n'insiste pas, c'est non!!), deux étagères qu'on avait dû acheter quand je me suis installée parce que les tiennes ne suffisaient pas pour tout mon barda et tu voulais que j'aie un peu d'espace, que je me sente bien "chez nous" ... Deux bêtes étagères rescapées d'une autre vie, d'un chez nous qui n'existe déjà plus.
Je suis pénible, je complique tout?
Et bien oui, je le reconnais, j'y mets de la mauvaise volonté. Ca me fait mal de trier la vaisselle, de partager ces couverts qu'on avait achetés main dans la main chez le suédois, de savoir combien j'avais de meubles (Pas grand chose, ce sera vite plié, je vais devoir tout racheter), de spatules en bois ou de casseroles avant de venir vivre avec toi. Ca me crève le coeur qu'on se chicane pour cette parure de draps que j'avais choisie exprès pour envelopper notre lit, nos nuits, nos confidences murmurées sur l'oreiller. Tu te souviens dis? Ca ne te fait donc rien?
C'est vrai je suis chiante, il va bien falloir le faire ce deuil tri, mais que veux-tu, je n'ai pas envie ...
(Dit-elle en pleurant doucement, le nez dans les torchons qu'il faut se partager) (M'enfous, celui dans lequel je viens de me moucher, je le lui laisse, na!)
(Rhoooo mais non, je rigoleuuuu)
22 novembre 2007
Potato-Bonus
Bonus n°1:
Comme annoncé hier sur la blog-note ouskon peut voter (Quoi? Laure Tograffe? Ah non désolée, je la connais pas celle-là. Elle est sympa?), le thème "mes seins et moi" n'a pas inspiré que les participantes au Potato-Concours de l'Espace. Et z'avez vu qu'elles étaient inspirées hein?! Moi je vous le dis les gens, j'aimerais pas avoir à choisir!
Je vous livre ci-dessous deux contributions libres, comme ça, juste pour le plaisir (Et comme hier, textes reproduits sans corrections ni altérations patatesques, et dont le contenu et la mise en forme n'engagent que leurs auteurs respectifs)
Cruciverbiste dès le berceau (par maman interposée) j’ai rapidement eu à résoudre (en 5 lettres) la définition suivante « ils finiront bien par tomber »... Il a fallu que j’attende de longues années et puis un jour, après ma douche, devant ma glace j’ai eu la (triste) révélation... oh ! Temps suspend ton vol ... mais la chute inexorable commençait, et je ne veux pas vous saper le moral mais ça ne va pas en s’améliorant et en plus les sous tifs- de- vieilles- peaux- trop- grosses, ils sont abominablement laids ! Alors vieillissez, vieillissez bien et restez minces!
Stéphanie: "Complainte du sein"
Je nais tout plat, déjà marqué d'une petite protubérance rose, mais cela mes congénères chez les mâles le portent également... J'ai toujours un jumeau, même si notre ressemblance est plus ou moins grande.
On me badigeonne de crème l'été quand la petite porteuse court vêtue uniquement d'un bas de maillot.
Quand elle passe une robe de petite fille je suis invisible, quand elle passe une robe de maman le décolleté lui tombe sous le nombril...
Puis on joue à me couvrir, de l'ouate dans des brassières pour faire comme si avec la cousine ou la voisine, je ne comprends pas du coup pourquoi lorsque je pousse fièrement on cherche à me cacher.
Comparaison de vestiaires, confidences, on juge, compare, on attire aussi, premiers regards...
Et puis vient le temps ou l'on me gâte, jolie lingerie et tendres caresses, je deviens objet de tendresse, mais on me houspille également, il faut rester beau, rond, ferme, haut, me dévoiler un peu, juste ce qu'il faut pour attirer sans choquer, on m'en demande beaucoup...
Ensuite je deviens nourricier, parfois, pas toujours, il arrive que je me prépare à cette mission sans jamais la remplir, mais je fais le lien entre le petit être et sa mère, il a faim je réagis...
Puis je fane, parfois je me détruis même, blessures de la vie trop contenues ou malchance, elle doit parfois se reconstruire sans moi, mais même flétrie comme le disent certains, j'ai bien rempli ma vie...
Bonus n°2:
Pour accompagner ces jolis textes un peu doux-amers, et mon humeur qui n'est guère meilleure (Mais je te rassure ami lecteur, ce soir je t'épargne le Potato-blues-que-s'il-le-lit-même-un-clown-y-pleure), avant d'aller négocier quelques heures de sommeil avec Morphée, je vous propose de quoi apaiser votre coeur si d'aventure il était lourd...
(Si c'est votre estomac par contre, je ne peux pas vous aider, fallait pas manger de tartiflette au dîner!)
(Plain White T's - Hey there, Delilah)
20 novembre 2007
Semblant...
Faire semblant...Tous les jours, tout le temps.
Semblant de rien, semblant que tout va bien.
Ne pas pleurer.
Ne plus téléphoner aux mamies, aux taties, pour ne pas entendre cette question anodine autant qu'assassine: "Et ça va bien Cro-Mignon? Vous venez pour Noël?" (Oh ben tu vois Mamie, je ne crois pas, on est séparés depuis plus d'un mois, * ne pas pleurer * il a l'air d'aller bien mais comment savoir? Il ne me parle pas. * ne pas pleurer * Oui Mamie, sé-pa-rés, c'est comme divorcés - Ouais bon ça va, elle a 80 ans passés! - oui je vais déménager * ne pas pleurer * Je sais pas trop quand, je cherche * ne pas pleurer * c'est pas facile tu sais * ok, pleurer en silence alors * mais non Mamie, ça va, je suis juste enrhumée * apprendre à renifler en silence! *)
Jouer les Patat'enthousiastes devant Maman, pour ne pas l'inquiéter, même si elle n'est pas dupe et qu'elle s'inquiète quand même. Ne pas pleurer. Faire semblant qu'on est une grande fille et que tout va s'arranger.
Semblant que c'est pas grave s'il a cessé de t'aimer Patate.
Pas grave s'il est peu à peu en train de devenir un étranger, comme ça, sous tes yeux. Oh un étranger sympa, qui a promis de t'aider à porter la télé, mais qui n'en a déjà plus rien à faire de ce que tu ressens, que tes angoisses agacent et que tes larmes exaspèrent. Ne pas pleurer bon sang! Faire semblant que c'est mieux pour tous les deux oui-tu-as-raison-mon-Cro-Mignon (Mieux pour qui? Tête de noeud je t'aime moi!).
Faire semblant encore ce soir chez les commerçants: "Oh non, mettez-moi une plus grosse portion, j'ai un Cro-Morfale à la maison" (Purée Pataaaaate reprends-toi! Tu ne vas quand même pas fondre en larmes au milieu du magasin?!! Il s'en fout le type à la caisse de savoir que ton Cro t'abandonne)
Faire semblant du matin jusqu'au soir: au boulot (Mes cernes? Oh oui j'ai mal dormi, on a des voisins bruyants ... Gonflés mes yeux? Saleté de conjonctivite/pollen/allergie! ... Non c'est rien, j'ai une poussière dans l'oeil), dans le métro, au bistro où tu passes des heures le soir devant un chocolat chaud, parce que tu appréhendes de rentrer dans cet appartement désormais si froid. Déjà plus vraiment chez toi. Avec tes cartons d'électroménager au pied de l'escalier.
Ne pas pleurer, ne pas pleurer, ne pas pleurer.
Tellement crispée, nouée, focalisée sur ce but, que le soir venu le sommeil ne vient plus. Que si tu te détendais ne serait-ce qu'un instant, tu ne saurais peut-être pas t'en relever, alors tu serres les poings et tu avances, tu serres les dents et tu fais semblant. Ca fait 2 jours que tu n'as pas pleuré ...
Combien de temps encore pourras-tu faire semblant?



