12 décembre 2007
Elizabeth: l'âge d'or
[Sortie en salles ce 12 décembre]
[Patatàlapointe de l'actualité, oh yeah!]
Ce film, réalisé lui aussi par Shekar Kapur - à tes souhaits mon gars! - est la suite d'Elizabeth tout court, sorti en 1998 si j'en crois Allociné (Et je le crois sur parole, même si j'avais totalement zappé cette sortie à l'époque) (LE film qui a consacré Cate Blanchett sur le plan international il paraît ... oserai-je avouer que je ne l'ai découverte qu'avec le Seigneur des Anneaux?) (Oui j'ose, la Patate est inculte c'est bien connu).
Ce film, qui retrace la 2ème partie du règne d'Elizabeth d'Angleterre (La première étant abordée dans ... le premier volet, c'est bien, y en a deux qui suivent), est une flamboyante fresque historique.
[Note grelucho-patatesque: aussi flamboyante que les perruques de sa majesté, parce qu'en vrai sous ses longs cheveux roux, elle est coiffée carrément à la garçonne! Et ça lui va drôlement mieux que certains échafaudages capillaires qui donnent mal à la tête rien qu'à les regarder][Ouais, je fais de la critique cinématographique de haute volée, z'avez remarqué?]
Ce film est donc une flamboyante fresque historique, ce qui suppose:
une débauche de moyens et d'effets spéciaux (L'invincible Armada espagnole qui se fait dégommer par la flotte anglaise, c'est quelque chose!),
tout plein de costumes et de falbalas d'époque (Que j'hésite à qualifier de "jolis", parce que la mode élisabéthaine - 16ème siècle rappelons-le - c'est la strangulation par fraises, les corsets aplatisseurs de seins et les volumineux vertugadins ... c'est plutôt heu ... laid) (Je te laisse chercher "vertugadin" dans le dictionnaire, ami lecteur perdu au milieu de ces considérations frou-froutesques, ne me remercie pas de cet enrichissement de ton vocabulaire, c'est tout naturel)
une BO grandiose et omniprésente
... et pas mal de longueurs pendant lesquelles on s'ennuie ferme, soyons honnêtes.
Ce film, pourquoi aller le voir alors? Pataaaaate va!
Et bien d'une, j'étais gentiment invitée, ce qui ne se refuse pas, et de deux, il se trouve que je suis masochiste j'aime bien les flamboyantes fresques historiques, particulièrement quand elles s'intéressent à des femmes exceptionnelles.
Et bon, mis à part qu'elle a fait décapiter une reine (Nommément Marie Stuart, reine d'Ecosse, sa cousine qui avait le malheur d'être catholique dans un pays protestant ... et de vouloir être calife à la place du calife), Elizabeth est tout de même la souveraine qui a mis la déculottée du siècle à la bien mal nommée Invincible Armada, consacré la suprématie anglaise sur les mers, et gouverné le pays seule à une époque où les femmes n'avaient aucun pouvoir.
Le film la rend humaine, dévoile la femme fragile et profondément solitaire derrière la reine qui se doit d'être forte et inflexible, et ça se laisse regarder avec plaisir (Sauf les scènes de torture des espions papistes, parce que les pointes qui te rentrent dans le crâne c'est assez moyen quand on n'a qu'un chocolat viennois dans l'estomac).
Avec d'autant plus de plaisir d'ailleurs, que dedans on le retrouve ... lui. Même qu'en vrai il a une démarche super sexy, une allure d'aventurier que rien qu'à le regarder t'as envie de voyager, et une voix carrément craquante. [Clique là, c'est une vidéo]
Et comble de la coïncidence, l'autre jour sans le savoir j'avais deviné juste: Clive Owen a bien des tendances patatophiles!! J'en veux pour preuve la scène où Walter Raleigh présente à Elizabeth des cadeaux ramenés du Nouveau Monde (C'est à dire l'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir, et je l'aurai territoire sur lequel il a fondé la Virginie en hommage à sa "virgin queen") (Oui parce qu'il paraît qu'Elizabeth, jamais mariée pour ne pas avoir à partager le pouvoir avec un homme, était une reine vierge Damned ça veut dire pas une seule scène de Q en 2 heures de film!!): il rapporte du tabac, de l'or et ... des pommes de terre.
Non mais je vous jure, il faut voir comment il caresse cette patate avec son regard de braise là, c'est limite indécent! (Et puis plutôt marrant parce qu'il néglige un peu de leur expliquer qu'il faut la cuire avant de croquer dedans)
Clive si tu me lis, mon mail c'est en haut à gauche de la page hein ... (Et moi tu peux me croquer sans même me faire cuire)
Potato-Scriptum: sinon dans le genre fresque historique mais en moins flamboyant, j'adore aussi ceci
07 octobre 2007
La minute langue de pute
Il paraît qu'elle a reçu des éclats de verre aux environs de l'oeil dans un accident de voiture (Pare-brise? Naaan ... Lunettes, la pauvrette), et que c'est la cause de tout.
Je veux bien le croire, parce qu'elle était angélique et par-fai-te quelques mois avant, alors quelle autre raison aurait pu la pousser sous le bistouri d'un
Sinon comment expliquer ce triste résultat?

Rose McGowan ou les ratés de la chirurgie esthétique.
Je fais ma langue de pute mais c'est quand même drôlement déprimant de se retrouver avec cette tronche à 34 ans. Comme dirait ma grand-mère: "Elle était si jolie, la pauvre chérie si c'est pas malheureux ouille, j'ai mon rhumatisme qui se réveille, demain il pleut" (Ouais bon, ça aussi elle le dit ma Mamie, mais y a pas trop de rapport avec le sujet). Je crois qu'à sa place j'aurais fait manger son scalpel au responsable.
Allez un beau geste... on lui file l'adresse de Julien Courbet?
[Crédits photo: je ne sais plus, mea culpa. J'ai fait Gogolimages et puis un montage. Si les propriétaires des droits passaient toutefois par ici, qu'ils sachent que je suis prête au retrait sans discuter de ces photos honteusement volées ... C'est pas comme si l'absence de Rose allait changer la face du blog hein, du moment qu'on y laisse la Patate!]
16 septembre 2007
Patate chaude en musique
A peine revenue dans le monde des blogueurs-vivants, voilà que Charisma (N'en profite pas pour te rendormir sur tes lauriers, hein!) me refile une patate chaude exotique: qu'est-ce que j'emmènerais comme chansons sur une île déserte si j'étais limitée à 10 titres?
Ben je crois que j'emmènerais un peu de tout.
Quelques morceaux mélancoliques pour chouiner sur mon triste sort de naufragée solitaire, mais surtout des chansons sur lesquelles on peut gueuler chanter à l'unisson en remuant son tubercule esquissant 2-3 gracieux pas de danse, de celles qui mettent le sourire aux lèvres et le moral au beau fixe.
(Parce que bon, si on est échouée sur une île déserte, on n'en a un peu rien à fiche d'épater la galerie avec ses goûts musicaux si hype et si pointus, mmmh?)
Lollipop - Mika (Je vous défie d'écouter ça sans avoir une irrésistible envie de vous trémousser en chantant!)
Fly me to the moon - Sinatra (Parce que c'est Frank quoi!)
Parler d'ma vie - Goldman (Celle-là c'est pour chouiner sur le solo de trompette) (Et parce qu'avant Jean-Jacques il savait encore chanter au lieu de parler sur la musique)
La dame de Haute-Savoie - Cabrel (Ben ouais, je l'aime Francis ... Et y a rien de tel comme musique pour énerver Cro-Mignon)
Personal Jesus - Depeche Mode (Toute ma jeunesse!)
You can't hurry love - Phil Collins (Reprise des Supremes, entre les deux mon coeur balance)
My immortal - Evanescence (Pour m'y casser la voix et le coeur en pleurs libérateurs, sur mon île déserte sans Cro-Binson ... "These wounds won't seem to heal, this pain is just too real, there's just too much that time cannot erase")
Auprès de mon arbre - Georges Brassens (J'emmènerais une intégrale de Brassens, mais cette chanson-ci toute de joyeux regrets, je l'adore) (Un point à celui qui me nomme la figure de style - les profs de français ne jouent pas)
Follow me - Uncle Kracker (Juste pour chanter en cassant des noix de coco pour me nourrir sans perdre le rythme)
Blow me away - Breaking Benjamin (Parce que j'aurai pas de voisins, sur mon île ...)
Dès que le vent soufflera - Renaud
Quoi?
Ca ne fait pas 10?!
Oups ... Mais Renaud c'est pour accompagner mon départ de l'île déserte, quand un beau marin sera venu me secourir sur son fier navire, son beau bateau, son fameux trois-mâts fin comme un oiseau!
Potato-Scriptum: si une bonne âme pouvait m'expliquer pourquoi mes petits lecteurs ne marchent pas directement dans la blog-note au lieu d'ouvrir une autre fenêtre, ça serait sympa! (En attendant ceux qui sont curieux d'écouter, vous cliquez sur le cartouche arrondi avec le titre qui défile, ça vous ouvrira un lien)
Et puis tiens oui, j'avais oublié de la transmettre cette patate chaude, comme SebO s'est moqué, moua ha ha haaaaa * rire démoniaque * elle est pour lui ! Allez mon gars, au boulot ...
25 août 2007
L'art de la reprise ...
(La
Il y a des artistes qui n'ont pas franchement besoin de donner dans la "reprise" pour vendre des disques contrairement aux pantins de la télé-réalité mais qui, lorsqu'ils le font, sont bons (Contrairement, là aussi ...).
C'est le cas de Disturbed, groupe de métal archi-connu (Enfin heu pas trop de notre côté de l'Atlantique peut-être, mais si vous vivez avec Cro-Mignon forcément vous connaissez tous les albums par coeur, vu que c'est avec ça qu'il vous réveille tous les matins) (Et j'aime bien notez, c'est du bon métal - si si, ça existe - mais pas à l'aube à l'heure où blanchit la campagne j'aimerais mieux émerger en douceur), qui a déjà donné 2 fois dans l'exercice, et s'en sort je trouve avec les honneurs: l'original est à chaque fois respecté, mais la réinterprétation lui apporte un certain style.
D'abord une reprise de Tears for Fears (Original ici) et un clip carrément artisanal et non-officiel, il me semble, mais j'ai trouvé que ça.
Et plus récemment une reprise de Genesis (Epoque Phil Collins, dont l'original est ici) avec en prime un très chouette clip.
Si la découverte vous branche les gens, vous pouvez dire merciii à la Pataaaate écouter en cliquant ici comment que ça fait quand le chanteur il a une arête de poisson coincée dans la gorge (Si si, écoutez l'intro, 36ème seconde, c'est tout à fait ça!), et là c'est quand le môssieur il a un grooos glaviot à cracher (Non, oubliez que j'ai dit ça, Princesse Patate ne connaît pas ce mot, le concept même de m*lard lui est étranger, je nierai farouchement avoir écrit cette blog-note si vous me dénoncez, d'ailleurs vos paupières sont louuurdes).
Et si vous avez mal aux oreilles les gens ... Arrêtez donc un peu de vous plaindre, je ne vous ai pas réveillés avec, moi! (Et en plus je vous fournis une arme contre d'éventuels vilains voisins)
14 août 2007
Un gars, une fille ... les vrais

Saviez-vous qu'avant Chouchou et Loulou, il y a eu Guy et Sylvie?
Même que ce sont eux les personnages originaux du "gars" (Guy A. Lepage, par ailleurs créateur de la série) et de la "fille" (Sylvie Léonard), qu'ils ont campés à la télé québécoise entre 1997 et 2003, avec un tel succès que le concept a depuis été repris et largement exporté (En France avec le succès que l'on sait): on trouve sur le site officiel de la série, une galerie photo des différents couples - rubrique "le monde" - où j'en ai compté pas moins de 16 autres!
Et si les aînés québecois sont moins classiquement beaux (Parce que bon, Jean Dujardin il a p'tet l'air idiot par moments, mais il est bien gauléééééé) (Ouais ça va, ça va, la grande liane blonde est pas mal non plus, pfff), et encore, ça se discute, ils sont quand même loin d'être laids, ils sont tout aussi attachants que le couple français, et leurs petites histoires quotidiennes sont tout aussi drôles.
Voire même plus, parce qu'il y a le charme de leur accent, et de toutes ces expressions idiomatiques qui font sourire les français ... et craquer les Patates. Même Cro-Mignon fond quand je lui fais mon imitation de Sylvie ("Mais arrête donc de m'bullshiter toi-là" ... J'adore ce paradoxe linguistique qui leur fait farouchement traduire certaines expressions, mais atrocement franciser tellement de mots anglais!).
Quelques références culturelles manquent évidemment pour apprécier toutes les subtilités des dialogues, mais dans l'ensemble, c'est très plaisant à regarder et assez proche de la version française. Petite différence notable, tout de même: nos cousins québécois sont nettement moins prudes et n'hésitent pas à causer de s*xe très franchement. Voire très souvent ... "C'est dingue, ils ne parlent que de c*l, j'adooore!" dixit Cro-Nobsédé (Je vous rassure, ça reste traité sous l'angle humoristique, c'est juste très rafraîchissant quand on est habitué aux gentils Chouchou et Loulou à peine coquins).
Pour les chanceux cablés/satellisés, TV5 Monde diffuse depuis quelques semaines sur son canal France-Belgique-Suisse, les épisodes originaux - sous-titrés, et par moments c'est pas du luxe! - de "Un gars, une fille": c'est tous les mardis à 21h dans une émission intitulée "Ma série au Canada".
Ces 2 épisodes hebdomadaires sont suivis d'une sitcom assez sympa appelée "Catherine" du nom de son héroïne, genre de "Friends in Montréal" (En moins bien évidemment, parce que Friends c'est la meilleure sitcom de l'univers intergalactique et sidéral), et dans laquelle si je ne m'abuse, on retrouve l'une des actrices des Invasions Barbares (Pas retenu son nom et flemme de chercher, je compte sur vous pour éclairer mon lampion!).
Si vous captez TV5 et que vous ne savez pas quoi faire ce soir vers 21h, les gens je vous invite à y jeter un oeil, vous me direz ce que vous en pensez ...
(Et après ça, pour poursuivre dans la série "fendons-nous la poire avec le couple des autres", il n'y a qu'à zapper sur l'Ile de la Tentation, dans le genre marrant c'est pas mal non plus) (Et c'est aussi plein de c*l, me signale Cro-Mignon)
[Crédit Photo: Radio-Canada 2001]
23 juillet 2007
Live free or Die hard*
(* en bavant devant Bruce & co)
Que faire le week-end qui suit la sortie mondiale du dernier Harry Potter?
Aller voir "Die Hard 4 - retour en enfer" (Ou "dayarde" comme a dit la caissière du ciné), sorti quelques semaines auparavant - le 4 juillet pour être précise - dans une salle encore grande et bien sonorisée, mais quasi-déserte pour cause de Potter-mania.
Aller le voir en VO évidemment, parce que quand même, la voix de Bruce Willis c'est ... * soupir * ... la voix de Bruce Willis quoi! Et tirer la langue aux moutons agglutinés devant la porte qui mène vers le gentil sorcier (Qu'on verra dans 15 jours, quand la foule des croqueurs de pop-corn sera passée) (Dans l'intervalle, il nous suffit juste de devenir sélectivement sourds et aveugles: faciiiile).
Ne comptez pas sur moi pour faire une critique cinématographique éclairée: d'abord j'ai un peu beaucoup la flemme, ensuite il y en a plein les blogs et les sites dédiés au 7ème art, des bien mieux que je ne saurais faire, et enfin ... je suis in-ca-pa-ble d'être objective.
Je suis une fan absolue des deux premiers Die Hard ("Piège de Cristal" et "58 minutes pour vivre" en french in ze texte), je suis tombée dedans quand j'étais petite, et même un 3ème opus carrément trop nul pour être mentionné n'aurait pas suffi à me dégoûter de voir la suite.
Autant dire que Cro-Mignon ne m'a pas beaucoup forcée pour me traîner au ciné, et que je n'ai pas boudé mon plaisir devant un numéro 4 à la hauteur des deux premiers.
John McClane is back, yippeee ka yay pauvre con !!
(Oui bon, là pour le "pauvre con" faut avoir vu la tronche de Hans Gruber 50 fois en VHS, sinon on comprend pas)
Alors film d'action ... bla bla bla ... humour ... bla bla bla ... Bruce Willis over-bien-gaulé (Même pas besoin de rajouter "pour son âge": il est over-bien-gaulé tout court!) ... bla bla bla ... scénario carrément irréaliste mais, on se demande comment, ça tient la route ... bla bla bla ... "Aaaaah mais c'est un truc de hackers, c'est pour ça le 4.0 dans le titre en VO, c'est pour "faire informatique" ?!!!" (Patate sourit toute fière)... "Bah oui, t'avais pas compris?! Pataaaaate!" (Cro lève les yeux au ciel) ... bla bla blaaaaa.
Oui c'est gros comme un pâté de maisons de gratte-ciel américains, oui Bruce Willis est indestructible, oui oui quand les méchants terroristes auront paralysé toute notre société hyper-informatisée, c'est une vieille cibie (CiBi? CeeBee? CB? Enfin le truc qu'utilisent les routiers pour causer quoi) et un vieux flic désabusé qui nous sauveront tous, oui oui oui on y croit.
N'empêche que ça marche, qu'on passe un super bon moment, et qu'on ressort de là ravi d'avoir retrouvé les bons vieux films de sa jeunesse.
Ca pourrait être un énième blockbuster sans âme genre "Mission Impossible 3", d'ailleurs ils ont repris une actrice - Maggie Q - sauf que là elle joue la méchante (Ce qui ne la rend pas moins sexy pour autant, dixit Cro-Mignon) (Moi franchement, je ne vois pas ce qu'il lui trouve) (Non non, sincèrement!).
Ca pourrait seulement ça ne l'est pas: il y a vraiment le petit plus Die Hardesque qui rend le film autrement plus prenant qu'un banal film d'action avec plein d'explosions et de castagne dedans.
(Un peu comme la série des "Arme Fatale" voyez?)
(Bon, ceci dit, ça ne vaut pas un Oscar non plus!)
Et sinon les filles, à part Bruce "trop bien gaulé" Willis, pour baver nous avons ça ...
A ma gauche: le méchant froid, calculateur et top sexy, joué par Timothy Olyphant.
A ma droite: le gentil geek qui aide McClane à sauver le monde, joué par Justin Long (Je n'ai pas d'actions chez Appl* mais cliquez les gens, ces pubs sont adorables!).
Et ben j'avoue, je craque sur son gentil sourire, sa bonne trogne et la virtuosité de ses doigts sur le clavier, je suis irrécupérable: je préfère le geek!
09 juin 2007
Kossé tu dis Patate?
Après moultes
Et ce ne fut pas un mince exploit croyez-moi, parce que s'il y a un genre cinématographique auquel le Cro est plus allergique qu'au film français, c'est bien son cousin le film québecois!
(Me forcer à regarder du film japonais ou coréen en VO par contre, ça ne lui pose aucun problème, groumphhhh) (Pas faute de lui expliquer pourtant que la VO d'une langue que je ne parle pas, je m'en fous comme de ma première 'pluche, mais tu comprends Pataaaate, c'est pour
Soyons indulgents avec le manque d'enthousiasme de Cro, C.R.A.Z.Y n'est pas non plus un chef d'oeuvre absolu du 7ème art. Tout au plus une agréable chronique familiale mêlant la difficulté de grandir dans une fratrie de 5 garçons quand les parents ne roulent pas sur l'or, à celle de se découvrir différent - comprendre gay - dans un milieu où l'insulte préférée c'est de se traiter de "fif" (Equivalent québecois de "pédé"), avec des parents catholiques pratiquants et un père certes aimant, mais voulant plus que tout élever de "vrais mecs".
Le tout sur fond d'années 60-70-80 extrêmement bien croquées, puisque Zach notre héros adolescent plane sur David Bowie à sa grand époque androgyno-peinturlurée.
Entre les élans maladroits vers ce père qu'il souffre de décevoir, la découverte des premiers joints et des premiers émois, et la pression constante de son entourage pour rentrer dans le rang (Son père allant jusqu'à lui payer un psy pour soigner ses mauvais instincts), Zach est un héros émouvant, qui se cherche et finit par se trouver au terme d'un parcours un peu chaotique aux accents loufoques parfaitement rendus par des effets surréalistes à la Ally MacBeal.
Autant dire que malgré quelques traits d'humour irrésistibles, le film avait peu de chances de plaire à un accro de blockbusters américains ...
Heureusement, le DVD est pourvu d'un bonus qui sauve tout: le quizz franco-québecois.
Parce que oui, j'ai oublié de le mentionner mais l'un des charmes de ce film, ce sont évidemment ses dialogues. Qui sont parfois spontanément sous-titrés (Dans ma version européenne en tout cas, peut-être qu'en zone 1 ils n'ont pas éprouvé ce besoin) tellement les expressions ou l'accent sont typiques. La plupart du temps si on se laisse porter par le rythme des phrases et qu'on n'oublie pas que le Français là-bas s'émaille d'anglicismes directement traduits, on s'en sort sans problème, mais par moments le sous-titrage n'est pas du luxe! (Ca énerve Cro-Râleur mais moi j'adore!)
Et donc en bonus, on a ce petit quizz intitulé "kossé tu dis?" qui permet de découvrir plein d'étranges expressions et de mots-pièges pour les naïfs petits Français que nous sommes (Autant vous le dire, on s'est plantés à peu près à une question sur deux!!). Par exemple ...
- "manger des graines" = * hum hum * pratiquer des actes sexuels oraux sur partenaire de sexe masculin * hum hum hum * (S*cer des b*tes quoi) Rien à voir avec une habitude alimentaire New Age hein!
(Je ne pourrai plus jamais rester sérieuse en lisant un article sur le régime macrobiotique de Gwyneth Paltrow, je le crains) (Car oui, cette chère Ginette mange des graines ... cochonne va!) - "pétard" = fille bien roulée.
Le Français dans son habituel dithyrambe parlera de "canon" ou de "bombe", le Québecois est plus modeste et se contente d'un pétard (Et alors heuu ... le "pétard mouillé" c'est quoi? Un truc qui fait flop ou une fille très très excitée?). - "gosses" = coucougnettes.
Mon faux ami préféré car le plus rigolo. Imaginez 2 minutes que pleine de bonnes intentions, vous proposiez à un papa québecois de "s'occuper de ses gosses pour la soirée" ... Vous penserez à du baby-sitting mais pas lui, et sa femme - pardon, sa "blonde" (Oui oui, comme dans "auuuprès de ma blondeuuuuh qu'il fébon fébon fébon, auuuuprès de ma blondeuuuh qu'il fait bon dormir") - risque fort de vous démonter la tête, maudite Française dragueuse de mari!!
Il y en a plein des comme ça (Pas forcément aussi scabreuses non plus, j'ai choisi les meilleures ;-)), et l'autre soir Cro-Mignon et moi-même avons passé un bon moment à parfaire notre culture linguistique.
Il ne nous manque plus qu'une victoire à l'Euromillions, et à nous le voyage dans les grands froids canadiens!
(Quoique là aussi, il faudra me montrer convaincante pour décider Cro Casanier)
(Et puis heu ... Faudrait jouer!)
Potato-Challenge: pour hier vendredi le décompte des fruits et légumes chez nous, ça donnait ceci ...
Patate: 1 jus d'oranges le matin, rien le midi, c'est maaaaal (En fait le reste de risotto, mais les carottes étaient déjà comptée pour hier), 1 jus de fruits rouges au goûter (Et je n'avais jamais fait gaffe, mais il est marqué sur le brick, qu'un verre de ce jus "équivaut à une des 5 portions recommandées", elle est pas belle la vie?) et un bol de soupe aux légumes le soir (Mais industrielle, alors je ne compte qu'une demi-portion). Ce qui nous donne un total de 2 et 1/2 portions, c'est l'horreur!
Cro: 1 jus d'orange le matin, sandwich fromage-crudités le midi (On va compter une portion, sinon il râle le Cro-Mignon) et pareil que moi le soir. Soit ... 2 et 1/2 portions ... C'est vraiment pas brillant ça sent la fatigue de fin de semaine tout ça.
Et chez vous les challengeurs, c'était comment?
22 mai 2007
Aux chiottes Geluck!
Que les fans de l'auteur/humoriste belge et de son célèbre gros matou se rassurent, contrairement à ce que son titre pourrait laisser croire, cette blog-note est remplie de respect et d'admiration, si si si. D'ailleurs si monsieur Geluck passe par là (Ben quoi? On peut toujours rêver non?) qu'il sache que j'adore le Chat et ses délectables observations philosophiques.
Pourquoi ce titre alors?
Tout simplement parce que le format "épistolaire illustré" de l'ouvrage ci-contre, le rend parfait pour une lecture entrecoupée lors de certaines visites aux ... hum ... lieux d'aisance (Ouais bon ça va, je bouquine aux toilettes, et alors? Pas vous peut-être?!). Mais ce n'est pas un bouquin ch*ant, qu'on se le dise!
"Oh toi le Belge, ta gueule!" (Titre gracieusement offert par Alain Delon, on reconnaît bien là son amabilité légendaire) est le recueil non exhaustif des lettres ouvertes que Philippe Geluck lisait chaque semaine à l'invité de Vivement Dimanche, l'émission de Michel Drucker.
Et bien que je ne sois pas tellement fan de ce genre d'émissions (Ok, pas du tout, je l'avoue), il m'est souvent arrivé de zapper sur France 2 comme par hasard pile au moment de la chronique geluckienne ... Oui bon, non: pas du tout par hasard. C'était exprès pour frétiller des oreilles à la lecture de ces morceaux de bravoure rédactionnelle, parfaitement servis par une voix posée et une diction très agréable (Ca c'est au cas où Philippe passe vraiment par ici, hé hé hé) (Je devrais lui mettre la dernière BD du Chat dans ma ouiche-liste tiens, pour les grands élans de reconnaissance, on ne sait jamais).
Le bouquin est l'occasion de frétiller des yeux cette fois, en retrouvant non seulement ces lettres dominicales, mais aussi les dessins du Chat qui les accompagnaient (Plus une trentaine de dessins bonus à la fin), ironisant gentiment sur l'invité auquel ils étaient destinés.
Que dire au lecteur qui n'aurait jamais regardé l'émission?
Déjà que je suis très heureuse d'avoir pu emprunter cet ouvrage, parce que 14 € et des patates pour quelques missives illustrées, aussi talentueuses soient-elles, ça m'aurait fait mal au tubercule. Je suis toujours outrée du prix exorbitant des livres qui font de la lecture une passion quasi-inaccessible pour qui est fauché et/ou non abonné en bibliothèque. Mais ceci est un autre débat ...
A part ça, le bouquin est plaisant, et découvrir les lettres de Geluck imprimées permet de mieux apprécier le style vif, l'esprit alerte et l'ironie discrète de leur auteur, sans parler de ses jeux de mots foireux-tout-comme-j'aime, et d'une maîtrise du français qui fait se pâmer les Patates avides de jolies tournures et de constructions juste assez alambiquées pour séduire. Franchement, j'aime.
Pour conclure, soulignons que Michel Drucker himself signe la préface.
Alors là je ne voudrais pas balancer mais je pense qu'il y a un correcteur chez Casterman qui joue au Spider Solitaire au lieu de relire les manuscrits! Parce que quand même ... je cite, 2ème (!) ligne: "[...] cette lettre, à toi qui en as* adressées des centaines" ... C'est moi ou bien il y a un sérieux problème dans cette phrase? (Si c'est moi par pitié, dites-le - mais prouvez-le, hein - n'allez pas laisser une pov' Patate se vautrer lamentablement dans l'erreur)
Franchement Michel, tu me déçois. Toi le gendre idéal de toutes les ménagères (Bon ok, surtout ma mère, elle adore Drucker) (Heureusement qu'elle adore aussi Cro-Mignon, sinon on aurait un problème) (Bref ...), toi le Dieu vivant des présentateurs télé ... même pas savoir accorder un participe passé?! Non mais tu penses à l'exemple que tu donnes aux djeun's là?
Ah heu ... on me signale dans l'oreillette que les djeun's n'écoutent pas Michel Drucker ... Et ben les enfants, vous avez bien raison!
Potato-Scriptum: oui je sais, tout le monde ne tique pas sur un malheureux accord du participe passé lorsqu'il bouquine, surtout lorsque ça n'enlève rien à la valeur du texte, je ne suis rien qu'une Patate Pourrite qui corrige les livres (Oui oui, même ceux de la bibli!) à grands coups de crayon - à papier, quand même - ridicules rageurs. N'empêche qu'un ouvrage à 91 francs (!!), on a le droit de l'espérer sans coquilles, hein!
Potato-Scriptum 2: tout le monde a bien pensé à programmer son magnétoscope ce soir pour les 3 premiers épisodes de Grey's Anatomy 3ème saison? Mmmhh?
Edit de toud'suit': il va de soi que l'espace à commentaires n'a pas vocation à se transformer en empoignade sur les usages de l'auxiliaire avoir, et que chacun - même "enduit d'erreur", hé hé hé - est libre de s'y exprimer dans la bonne humeur et le respect mutuel (On ne tape que sur le correcteur tire au flanc de chez Casterman! :-))
* Pour ceux qui auront commenté cette blog-note avant édition, je n'avais pas tiqué sur le S manquant à "toi qui a" parce que ... il ne manquait pas!
C'est Patatétourdie qui l'a oublié en recopiant (Damned, ça m'apprendra à avoir la flemme de scanner la page), comme quoi personne n'est à l'abri d'une coquille, et ça m'a suffisamment tracassée pour que j'aille vérifier ... Mais l'erreur de participe passé elle y est! Dès que Cro-Mignon sort de son donjon, je squatte le scanner pour vous le prouver!
20 mai 2007
Pouet pouet poète (2)
Merci à Caju d'avoir Il s'agit donc de vous faire partager un poème coup de coeur.
J'ai eu beaucoup de coups de coeur poétiques quand j'étais à l'école (Une fois quitté le lycée par contre, on oublie un peu de découvrir et lire de la poésie, c'est fort dommage), et j'aurais pu citer une des innombrables Fleurs du Mal qui jalonnent l'année de Première de nombreux lycéens (Ca s'étudie toujours pour le bac Français, ça?) et qui donnaient à une jeune Patate l'impression que Baudelaire avait rimé son spleen juste pour elle.
Mais on est limité à un seul poème, c'est le jeu ma pov' Lucette, alors laissez-moi donc vous montrer le petit sonnet dont la 1ère strophe orna chaque année classeurs et agendas de l'adolescente romantique que j'étais alors.
Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère et l'amour est amer,
L'on s'abîme en amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux, qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
La mère de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
[Et la mer... (Ou "A Phillis", ça dépend des versions) - Pierre de Marbeuf]
Et comme il ne faut jamais laisser refroidir les patates chaudes, je m'empresse de refiler celle-ci à Septentria, Chulie, les Pitous (Oui oui, les deux, messieurs!), et quiconque se sentira l'âme rêveuse ...
02 mai 2007
Save the cheerleader, save the world
Je n'apprendrai pas à grand-monde (Et puis si je vous l'apprends tant mieux, vous pourrez crâner avec un "pfff je connais déjà kestucroispovtype" quand on vous annoncera que TF1 va la diffuser à la rentrée) (Evidemment, "pfff je connais déjà kestucrois Pataaaate" n'est pas un commentaire valable, hein!), je ne vous apprendrai pas, donc, que Heroes est une série américaine qui cartonne en ce moment.
Que dis-je, c'est LA série de la saison 2006-2007, même Prison Break n'a pas réussi à me scotcher à ce point (Mais je le reconnais, pas loin).
Ayant découvert Heroes fin 2006, j'ai eu un peu de mal à convaincre Cro-Mignon de s'y intéresser (C'est que pour l'arracher à WoW, il faut se lever tôt!), cependant à force de harcèlement une fois les premiers épisodes regardés, il est devenu aussi accro que sa Patate.
A la base, nous sommes très fans des X-men et autres comics du genre, ça aide à se passionner pour cette série qui narre les exploits et aventures de gens comme vous et moi se découvrant un jour mutants, avec dans leur ADN un petit quelque chose en plus qui leur confère des super-pouvoirs.
Comme Cro n'a pas manqué de râler me faire remarquer au début de notre visionnage, l'idée n'a rien d'original et les super-pouvoirs non plus (Si vous êtes fans de l'univers Marvel, ça vous rappellera forcément quelque chose, et de nombreuses références au monde des super-héros de BD sont d'ailleurs placées dans la bouche de certains personnages), mais malgré un thème rebattu, la série parvient à dégager un nouvel intérêt.
On est d'emblée attiré par la façon dont chacun dans son coin découvre son étrange capacité et apprend à l'apprivoiser, dont petit à petit leurs interactions les poussent tous dans une même direction, convergeant du Japon, de Californie ou du Texas vers le centre du monde New York (Tu me diras, pour les Ricains, c'est un peu pareil), tout ça pour sauver le monde of course.
Parce que les super héros c'est bien connu, ça sauve le monde (Enfin l'Amérique) de la destruction, ça oeuvre pour le bien de l'humanité, et ça combat les méchants. Et les agences gouvernementales qui voudraient les contrôler (Il y a un petit côté X-files aussi) ou utiliser leurs pouvoirs à mauvais escient.
Le charme principal de la série réside dans sa galerie de personnages, qui pour être extraordinaires n'en sont pas moins très humains, même les méchants ont des côtés émouvants parfois, et c'est bien pour ça qu'on les aime (A part le serial killer que perso je n'arrive pas à encadrer).
Ils viennent d'univers très différents, ils ont tous leurs soucis, et la découverte de leurs pouvoirs est une surprise qui crée autant de problèmes qu'elle en résout dans leurs vies. Petit à petit, on les découvre, on s'attache, et on se passionne pour une intrigue qui multiplie les croisements jusqu'à les amener à tous se rencontrer.
C'est tellement bien mené que vers le 5ème épisode, Cro avait déjà cessé de râler que pfff-j'avais-deviné-moi-que-machin-il-connaissait-truc et que ah-ben-tiens-il-vole-lui-comme-si-c'était-nouveau-comme-pouvoir-pffff.
Outre les sous-titres pour l'instant très artisanaux vu qu'ils sont - je pense - ajoutés bénévolement par de gentils internautes pas toujours très copains avec l'accord du participe passé, le ressort comique de la série c'est Hiro Nakamura, le petit japonais qui peut courber l'espace-temps (Se téléporter, arrêter le temps, tout ça tout ça, heureusement qu'il est très pénétré par la philosophie du super-héros, il n'oserait ja-mais utiliser ses pouvoirs pour son bénéfice personnel) (Bon, il se téléporte quand même dans les toilettes des filles à un moment, mais ça ne compte pas, c'était pour s'entraîner).
Il est marrant, son gentil sourire et ses réactions d'enfant naïf enfermé dans un corps d'adulte sont adorables, et il parle anglais avec un accent trop chou, j'espère qu'ils le garderont dans la VF, pour ceux qui n'auront pas la chance de visionner la série en VO. Toute la partie "road trip" de Hiro et de son comparse Ando mélange quête spirituelle et escapade de pieds nickelés, on ne s'en lasse pas!
Pas plus que je ne me lasse de mater le beau Mohinder Suresh là ===>
Lui n'a pas le moindre pouvoir ... sauf celui de faire fondre les Patates d'un simple regard (L'accent indien par contre, je ne suis pas fan).
Scotchés que nous sommes par cette formidable série, nous avons regardé en quelques soirées tous les épisodes en notre possession. Le hic, c'est que la saison 1 est actuellement en diffusion aux Etats-Unis, nous sommes donc restés bloqués à l'épisode 18. Au beau milieu d'un suspense in-sou-te-na-ble. Et Cro-Sadique n'a pas encore eu le temps de lâcher son foutu jeu récupérer le 19. Et après il faudra encore attendre uuune semaine - sept jours! - avant le prochain. Et puis le suivant ...
Ah non vraiment, je ne sais pas si je vais tenir.
(Je tue le premier qui a déjà vu le 19 et qui vient me narguer!)






